Cela fait bien longtemps que je n’ai pas vu de film avec Will Smith (j’ai ratéHitch etJe suis une légende, et d’autres encore), et je ne m’attendais à rien de particulier en allant voirHancock, un film parlant — m’avait-on dit — d’un super-héros alcoolo.

Synopsis:
John Hancock a des pouvoirs de super héros. Il vole, les balles ricochent sur sa peau, il est super-rapide et super-fort. Forcément, les truands de sa ville, Los Angeles, ne l’aiment guère. Le problème, c’est que les autres habitants non plus. Hancock est un semi-clochard alcoolique, et chacune de ses interventions se solde par des dégâts matériels colossaux.
Il sauve un jour un homme, Ray Embrey, conseiller en relations publiques, qui essaye vainement de convaincre des multinationales de participer (financièrement) à une bonne cause. Ray Embrey lui propose de le «coacher» pour lui faire retrouver l’estime de ses concitoyens.
Mon avis (avec pas mal de spoil, mais moins pire qu’ici)
Je ne sais pas trop quoi penser de ce film. Au premier abord, c’est une bonne comédie américaine, de celle qui ne se moquent pas de ses personnages (comparez avec unCamping par exemple!) mais leur donne une vraie profondeur. John Hancock, c’est un superman déchu, plutôt touchant par moments. En même temps, on est face à une «comédie d’action», sertie de rares gags répétitifs et de scènes d’action hollywoodiennes un peu vaines. Mais le film a un certain potentiel, et on est prêt à pardonner la mise en scène efficace-et-pas-inspirée.
Sauf que ce potentiel est gâché vers le milieu du film. D’une comédie autour de deux personnages, Hancock (Will Smith, plutôt bon) et son «coach» (Jason Bateman, excellent), on passe à une histoire de science-fiction plutôt quelconque. Il y avait pourtant de nombreuses pistes intéressantes pour cette intrigue. Le pire, c’est que le personnage d’Hancock perd beaucoup en humanité dans cette deuxième partie, tandis que celui de Ray Embrey disparait presque.
Dommage, vraiment. Ça ne commençait pas comme un film génial, mais ça ressemblait à une comédie américaine plutôt correcte. Pour moi, ce film est un essai non transformé.




