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23
Nov
2007

Quand l’épidémie tue les rêves

Je ne décolère pas depuis deux jours. Je suis du genre à mettre mon nouveau poisson rouge en quarantaine avant de le mettre avec les autres dans l’aquarium, du genre à séparer un chat trouvé dans la rue de mon propre chat tant que le nouveau venu n’a pas été examiné par le véto, de ne pas mettre mes enfants à l’école quand je découvre des poux… bref, j’applique au quotidien des mesures de prophylaxie élémentaires.

Ayant une activité d’élevage, je décide de rentrer deux chevaux dans une écurie pour les vendre. Motivée, je me dis que ça va être dur financièrement mais qu’il faut en passer par là pour les vendre. Seulement voilà, depuis qu’il sont rentrés dans cette écurie, ils sont malades, alors on n’a pas pu beaucoup les montrer à d’éventuels acheteurs.

On s’est retroussé les manches, on a pris notre mal en patience et on a soigné nos bêtes avec des remèdes de grand mère, parce que les finances tiraient dur.

Ca avait l’air d’aller mieux et face à l’échec de cette expérience, on a décidé d’en remettre un au moins au pré à la fin du mois.

Mais voilà que l’on met à côté de ce cheval un cheval convalescent d’une maladie très contagieuse. Après renseignements pris, ce cheval serait encore contagieux.

Alors là, il n’y a plus qu’une solution, on s’assied par terre et on pleure.

Bilan de l’opération:: les deux chevaux ne sont pas vendus, ça nous a généré des frais énormes pour rien et les deux chevaux sont malades…ce qui ne nous donne plus la possibilité de les remettre au pré avec les autres, qu’ils ne manqueraient pas de contaminer.

Nous avions déjà eu ce problème il y a quelques années avec un super cheval qui était près à vendre à trois ans, et qui a eu une grave maladie du fait de son entrée dans une écurie contaminée… Le cheval n’a été vendu que 5 ans plus tard.

Alors aujourd’hui, j’en ai marre d’essuyer des pertes économiques du fait du comportement irresponsable des acteurs de la filière cheval et je crois que je jette l’éponge.

Tu passes des années à te crever le cul et à vivre chichement pour réaliser tes rêves, et ils sont brisés par des conneries qui pourraient être évitées par des mesures de prophylaxie de base.

Je sais que ces histoires ne concernent pas grand monde. Mais voilà, je pense que tout le monde a des rêves et qu’il est toujours difficile à un moment donné de les abandonner.

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Auteur de l'article : Sister Gloo

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