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31
Jan
2008

Good Night, and Good Luck. de George Clooney

George Clooney, l’homme le plus classe du monde? C’est la question que j’avais en tête en commençant à regarder Good Night, and Good Luck., film de et avec George Clooney.

Clooney est déjà, de l’avis de beaucoup, l’américain le plus sexy de ces dernières années. Et si Steven Soderbergh l’a choisi pour interpréter Danny Ocean (Ocean’s Eleven, Ocean’s Twelve, Ocean’s Thirteen), le voleur le plus classe du monde, ce n’est sans doute pas par hasard.

Mais dans Good Night, and Good Luck. l’homme le plus classe du monde c’est lui: David Strathairn.

Good Night, and Good Luck. - David Strathairn 3

Mais si je vous en disais un peu plus sur ce film?

Synopsis

Good Night, and Good Luck. - coverDans les années 1950, aux États-Unis, le sénateur Joseph McCarthy mène une chasse aux sorcières contre les communistes dans les administrations, l’armée, mais aussi les médias et le cinéma. De 1952 à 1954, il mène des enquêtes au nom d’une commission spéciale du Sénat américain dont le but est de traquer les «Rouges». Plus généralement, il participe à et inspire le climat de suspicion généralisé, de 1950 à 1956, parfois désigné sous le nom de «Terreur Rouge».

Outré par les méthodes de McCarthy et les atteintes aux libertés civiles, le journaliste Ed Murrow (David Strathairn) décide avec son collègue Fred Friendly (Clooney) d’attaquer McCarthy de front. Dans un épisode de la série documentaire See It Now qu’il présente sur sur une des trois chaines de télévision de l’époque, la Columbia Broadcasting System (CBS), Murrow démonte le «système» McCarthy, qui érige la suspicion en preuve et nie la liberté de conviction.

Cette attaque par un journaliste sérieux et respecté contribuera à décrédibiliser McCarty aux yeux du public. Le sénateur sera censuré par le Sénat, et définitivement écarté de la politique.

Mon avis

On est un peu surpris en voyant ce film entièrement en noir et blanc et se déroulant presque entièrement à huis clos. En effet, l’univers de Good Night, and Good Luck. ce sont les locaux de la chaine CBS: salle de rédaction, bureaux, et bien entendu studio de télévision. Les personnages sont parfois montrés en dehors de ces locaux, mais l’essentiel des apports du «monde extérieur» est indirect: images de ramenées par un reporter, journaux du jour, appel téléphonique, nouvelle apportée par l’un ou l’autre.

Ce film ne cherche donc pas à faire exister ses personnages au quotidien, chez eux, avec leur femmes ou enfants. Tout se passe à l’intérieur, là où l’on construit les reportages, pour enfin les assembler et surtout les amener avec le plus de force possible: en direct, dans le studio de télévision. Good Night, and Good Luck. est un film sur l’image, la parole et le journalisme. En cela, c’est un hommage au journalisme de télévision tel qu’il a été incarné par Murrow en 1954, plus qu’une condamnation du maccarthisme.

Good Night, and Good Luck. - David Strathairn 2

À mes yeux, c’est une réussite. Le film est relativement court (un peu moins d’une heure trente), et est bien rythmé. L’image en noir et blanc est très belle, et les images d’archives s’y intègrent très bien (j’ai cru un moment que McCarthy était joué par un acteur, mais non: à chaque fois qu’on le voit, il s’agit d’images authentiques!). On a parfois l’impression de regarder un documentaire, mais qu’on ne s’y trompe pas: il s’agit bien de cinéma, et Clooney s’intéresse plus à l’image qu’aux faits.

Et à l’image, Clooney magnifie David Strathairn, qui incarne Ed Murrow. Lui-même se contente d’un rôle secondaire, très en retrait par rapport au journaliste-présentateur. C’est donc David Strathairn qui répètera, à la fin de chaque émission, la phrase d’envoi fétiche d’Ed Murrow: «Good night, and good luck.» (bonsoir, et bonne chance).

Good Night, and Good Luck. - David Strathairn 1

Au final, le film m’a laissé une très bonne impression. J’ai apprécié que Clooney joue à fond la carte du «huis clos», du moins dans l’esprit, en utilisant pour seuls éléments musicaux les images et le son d’un enregistrement de chansons jazz dans les studios de CBS. On retrouve donc, à plusieurs moments dans le film, de sortes d’intermèdes musicaux où les images d’une chanteuse noire et de son band se mêlent à celles des journalistes. C’est peut-être un peu «facile» comme procédé, mais j’ai beaucoup aimé.

Verdict: un film à voir, peut-être pas un grand film (j’ai eu parfois l’impression qu’il manquant «quelque chose», mais sans savoir quoi…) mais un film plaisant et intéressant.

Disponible en DVD à prix fort raisonnable.

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Auteur de l'article : Tibert le Chat

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