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5
Déc
2007

Du Kazakhstan à l’Afghanistan: itinéraire d’un aventurier à cheval

J’ai rencontré Nicolas Ducret l’année dernière. Il était venu me voir avec son projet de traversée de l’Asie Centrale dans un axe nord-sud. La traversée était prévue, pour 7 mois sur 4 000 km, par le Kazakhstan, le Kirghizstan, le Tadjikistan et l’Afghanistan, avec un passage des Monts célestes (Tian Shan), des hautes montagnes du Pamir et de l’Hindou Kouch. Nicolas avait prévu d’effectuer ce voyage avec deux chevaux, soit un cheval monté et un cheval de bât. Et surtout, il avait prévu de le faire seul, et ce malgré la dangerosité et le caractère totalement imprévisible d’une telle expédition dans ces régions.

Nicolas avait déjà fait un tour du monde à vélo en 2002, et ce jeune aventurier (né en 1980), diplômé de l’ESC de Dijon, récemment auditeur chez BDO-Deloitte, rêvait de repartir.

Venu me voir pour me faire part de son projet en tant que correspondante de l’Eperon, j’essayais de l’orienter vers une presse plus spécialisée, L’Eperon étant avant tout un journal de sport et d’élevage. J’aurais pourtant bien aimé suivre Nicolas dans son dangereux périple, et je pense qu’il y aurait eu moyen de faire un vrai reportage sur son aventure.

Récemment, il a adressé un mail pour informer qu’il était arrivé à Kaboul, et que c’était très chaud:

« les militaires débarquent, armés comme des mercenaires. Mes papiers ne sont pas concluants. Dans le noir obscur, le barbu que je suis ne ressemble en rien au jeune étudiant du passeport et un étranger se baladant de nuit avec des chevaux lourdement chargés dans le Panshjir n’est pas normal. « Je suis touriste », dis-je. Touriste-terroriste, me répond t-on. Je suis fouillé et embarqué dans un véhicule qui file à toute allure vers la base militaire. Des types armés jusqu’aux dents m’encadrent. Je ne comprends rien à ce qui se passe.« 

Pour en savoir plus sur le périple de Nicolas, il y a un site où tout le projet est détaillé, ainsi que ses carnets de route.

Quand j’ai rencontré ce jeune nantais de 26 ans l’année dernière, tout bien comme il faut, avec un job « sérieux » à Paris, j’aurais pu penser que j’avais affaire à un rêveur. Mais j’ai toujours su qu’il le ferait. Sa détermination ne faisait aucun doute.

ET IL L’A FAIT! Chapeau Nicolas, et reviens vite pour nous raconter toutes tes aventures de vive voix.

nicolas ducret à cheval en Afghanistan

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Auteur de l'article : Sister Gloo

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