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9
Juil
2008

«Clan Sarkozy» et «mise à sac»: quelle mouche pique Ségolène Royal?

Quelle mouche pique Ségolène Royal? Invitée hier soir du journal télévisé de France 2, elle a fait feu de tout bois pour critiquer Nicolas Sarkozy. Une attitude qui n’a rien d’inattendu pour une personnalité de l’opposition, mais qui devrait se conjuguer avec un peu de finesse si la personnalité en question souhaite conserver un peu de crédibilité.

Les critiques sur la récupération élyséenne de la libération d’Ingrid Bétancourt, déjà faites la semaine dernière depuis le Canada, ont été qualifiées de «scandaleuses» y compris au sein du PS (où on aime bien se tirer collectivement une balle dans le pied), mais étaient finalement plutôt fondées. Les critiques sur la mainmise du «clan Sarkozy» sur la France peuvent être entendues. La suppression de la publicité sur le service public, par exemple, profitera de toute évidence aux grands amis de Sarkozy, patrons et propriétaires de chaînes privées qui verront les publicitaires affluer… Dangereuse proximité entre le pouvoir exécutif et médiatique, déjà dénoncée par d’autres (on se souvient des sorties de Bayrou, alors à la tête de l’UDF, à partir de l’automne 2006).

Paranoïa et accusations gratuites?

Mais pourquoi diable mêler à ces critiques une accusation sans preuves, sur la «mise à sac» de son appartement. Cambriolée à deux reprises (en 2007 pendant la campagne présidentielle, et récemment), Ségolène Royal y voit la marque du «clan Sarkozy». Plaît-il?

Elle dit voire un rapport entre la fameuse «main-mise» du «clan Sarkozy» sur la France, et ce cambriolage qu’elle qualifie de «mise à sac». Lorsque David Pujadas lui demande de préciser son propos, elle affirme qu’il s’agit «d’une drôle de coïncidence». Manière de porter une accusation sans le dire vraiment (ce qui permet peut-être de se couvrir en cas de procès pour diffamation… ça reste à voir).

Qu’est-ce qui peut bien passer par la tête de la candidate socialiste — candidate au poste de premier secrétaire, et probablement à l’investiture socialiste pour la présidentielle de 2012 — lorsqu’elle profère cette accusation voilée? Le pense-t-elle vraiment, ou bien s’agit-il d’une manœuvre pour tenter de jeter le discrédit sur Nicolas Sarkozy?

Dans un cas comme dans l’autre, je pense que la seule personne discréditée ici est Ségolène Royal. Entacher des critiques politiques fondées ou non (cela dépendra de la sensibilité politique de chacun), mais en tout cas légitimes, par une accusation fantaisiste et finalement assez insignifiante, c’est tout de même très maladroit!

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Auteur de l'article : Tibert le Chat

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