Cancer et maux plus bénins: quelques lignes de réflexion

Bénéficiant d’une santé relativement idéale jusqu’à l’année dernière, mangeant sainement, ayant fait des sports de plein air toute ma vie, vivant majoritairement à la campagne, ne fumant pas et buvant peu, j’ai eu une réelle surprise en apprenant que j’étais atteinte d’un cancer.

Ayant subi tout le traitement dit “classique”, pour cette maladie pendant 9 mois (chimiothérapie, opération et radiothérapie), j’ai été confrontée au corps médical plus que de raison.

Globalement, je n’ai pas grand chose à reprocher au corps médical. Ils ont été efficaces.

Seulement, le fait d’avoir été confrontée si brutalement à une grave maladie m’a conduite à m’interroger sur la médecine conventionnelle et sur les médecines dites parallèles.

J’avais déjà eu l’occasion, il y a quelque années, de consulter un ostéopathe qui m’avait définitivement soulagée d’une douleur lombaire ancienne pour laquelle tout sport m’avait été interdit par la médecine traditionnelle. Grâce à l’ostéo, j’ai pu pratiquer l’équitation quotidiennement, dormir normalement, alors qu’il était programmé pour moi de charmantes infiltrations à vie!

Pendant mon cancer, j’ai découvert l’homéopathie, la phytothérapie, l’aromathérapie… Et depuis que j’ai fini ma radiothérapie, j’essaie de ne plus me soigner qu’avec ces produits “alternatifs”, qui selon mon généraliste sont bien entendu des placebos.

Et le truc qui fait le plus rire mon généraliste, c’est l’acupuncture. Je n’avais jamais eu l’idée d’aller chez l’acupuncteur. J’avais du mal à imaginer que des petites aiguilles (en plus j’ai la phobie des piqures) puisse remettre quelqu’un d’aplomb.

Pendant la chimio, je suis allée voir un acupuncteur pour calmer les nausées. Grâce à lui, sur la deuxième chimio, je n’ai pas vomi. Après, je n’ai pas pu aller le voir parce que je n’avais plus la force d’aller en rendez-vous. Mais dés que la radiothérapie a été finie, je suis allée le voir pour me remettre d’aplomb, parce que son travail sur les nausées m’avait convaincue.

A la suite des traitements, j’ai été atteinte de différents effets secondaires dont un syndrome du canal carpien (dont, selon les praticiens interrogés, l’origine serait -ou ne serait pas- dans la chimio), des vertiges, perte de mémoire et de la concentration, douleurs articulaires, asthénie…

Je ne dormais plus à cause du canal carpien. Là encore, une infiltration a été prescrite par le neurologue, que j’ai réussi à retarder avec l’acupuncture. En deux séances, l’acupuncteur m’a permis de retrouver des sensations dans deux doigts, et m’a supprimé les douleurs nocturnes. Après chaque séance, j’ai vu mon état s’améliorer pour être aujourd’hui capable de revivre normalement, voire même être super en forme. On travaille désormais sur les douleurs articulaires qui sont nées pendant la chimio.

Parallèlement à la découverte de l’acupuncture, j’ai appris l’existence de produits dont aucun spécialiste du cancer ne m’avait parlé, qui sont les produits Beljanski.

Mirko Beljanski est un chercheur qui a mis ” en évidence un changement de conformation de l’ADN sous l’effet des cancérogènes et polluants, déstabilisation qui conduit à la cancérisation de la cellule… Grâce à un test biochimique d’évaluation du potentiel des molécules, l’ Oncotest,”Il “put sélectionner certaines molécules naturelles anticancéreuses et dépourvues de tout effet toxique vis à vis des cellules saines. Il consacra alors de longues années aux études in vitro de ces substances puis à leur action chez des animaux greffés par différentes cellules cancéreuses. Il étudia les caractéristiques toxicologiques et pharmacologiques de ces produits et surtout leur capacité à détruire toutes sortes de cellules cancéreuses.” (source: CIRIS)

Une amie très attentive aux nouvelles thérapies m’en avait parlé à la clinique. Je l’avais écoutée, mais je me suis dit que de toute façon, mon cancer était tellement grave que je n’aurais pris aucun risque, et que je serais restée fidèle à la méthode classique qui est scientifiquement la plus fiable.

Par la suite, le mari de cette amie s’est vu détecter un cancer de la prostate, à l’occasion d’une prise de sang. Ayant réservé pour les vacances, ils programmèrent une biopsie dés leur retour, mais partirent quand même, avec les produits Beljanski en poche. Il les prit tous les jours, et à son retour, la biopsie était négative.

François Mitterand avait pris des produits Beljanski pendant sa maladie. Mais en France, Beljanski, qui était pourtant un chercheur français, a été traité avec mépris. Il est considéré par certains comme le Galilée du XXe siècle. Aujourd’hui, le travail de Beljanski est exposé par l’association CIRIS, et seule une société américaine commercialise ses produits.

Il existe des praticiens qui les prescrivent, mais personnellement, je n’en avais jamais entendu parler tout au long de mon périple !

Quand on lit les témoignages de patients sur le site de l’association CIRIS, on s’aperçoit qu’il n’est pas prétendu que les produits Beljanski ont seuls le pouvoir de guérir le cancer. En fait, ils sont utilisés le plus souvent en complément des traitements classiques pour les optimiser et en diminuer les effets secondaires.

Je ne sais pas si ces produits ont un quelconque effet sur le cancer, je suis seulement étonnée de n’en avoir jamais entendu parler; comme je n’ai jamais entendu un praticien (et pas seulement mon généraliste) m’orienter vers l’acupuncture pour me soulager de la chimio, alors que lorsque vous parlez avec les infirmières du service de chimiothérapie, elles vous confirment que de nombreux patients sont soulagés grâce à ce procédé.

Alors, je m’interroge aujourd’hui sur le fossé idiot qu’il y a entre la médecine traditionnelle et les autres formes de thérapie, fossé qui à mon sens nuit au bien-être des patients. En admettant dans le pire des cas qu’il s’agisse de l’effet placebo… et bien si l’effet placebo soulage au point de faire disparaître le mal, pourquoi s’en passer?

Commentaires pour : Cancer et maux plus bénins: quelques lignes de réflexion

  1. GloOmmentaire de :
    Dinouart

    Je suis un vieux médecin (81 ANS) homéopathe, acupuncteur et ostéopathe. J’ai eu l’occasion en tant qu’attaché des hopitaux pendant 10 ans en cancérologie de
    traiter avec succès des patients pour les douleurs, les nausées,et leur état général. Une fois parti personne ne m’a remplacé et mon travail a été oublié.
    Alors votre étonnement sur la cécité des confrères allopathes m’est familier et je c rains que le problème réside dansla peur de penser autrement. La Médecine dite classique est une croyance qu’il ne faut pas oser de tester.
    Bravo, pour votre réussite et votre courage.
    Cordialement à vous.

    Posté le 14 décembre 2007 à 14:52 Lien Permanent
  2. GloOmmentaire de :
    MERLINE

    Super article, d’autant que je connais des personnes “sauvées” par les produits Beljanski !
    Je suis à 200% d’accord avec votre pensée sur “l’effet placebo” !
    Il est honteux de voir les lobbyes pharmaceutiques avoir la priorité sur la santé des malades !
    D’autant plus que les produits Beljanski ne nuisent en rien aux méthodes classiques, ils les ACCOMPAGNENT !
    Toutes les médecines, alternaltives ou autres, doivent avoir droit de cité !
    Encore bravo pour votre courage.
    Cordialement.

    Posté le 14 décembre 2007 à 16:11 Lien Permanent
  3. GloOmmentaire de :
    LUCIE

    Je suis tout à fait convaincue du bienfait des médecines dites parallèles pour en vavoir testé moi-même deux avec succès : l’acupuncture et la naturopathie. Je crois sincèrement que dna quelsuqe années nous serons à même, grâce à ces mèdecines, de soigner la plupart de nos maladies bénignes et de soulager ou éviter les plus malignes. Mais que deviendra alors l’industrie pharmaceutique ? C’est peut être pour cela que les médecines parallèles font si peur aux milieu médical actuel.

    Posté le 14 décembre 2007 à 19:39 Lien Permanent
  4. GloOmmentaire de :
    sister gloo

    merci pour vos témoignages et vos encouragements. Vous soulevez à travers vos commentaires la question des motivations des médecins et des labos dans l’absence de communication sur les médecines dites parallèles.

    Je me suis moi-même posé ces questions, et j’ai des ébauches de réponse, mais les tenants et les aboutissants de ces questions m’échappent pour partie.

    De fait, je ne peux lancer que des pistes de réflexion…Le sujet mériterait un article plus fouillé.

    Posté le 14 décembre 2007 à 21:47 Lien Permanent
  5. GloOmmentaire de :
    Glooette

    Notre pédiatre-homéopathe m’a sans doute sauvé la vie quand j’étais petite… Tout en ne reniant pas l’allopathie, il soigne, et nous considère dans notre ensemble…

    Je rejoins Lucie et Merline qui parlent de l’industrie pharmaceutique. Les enjeux sont tels que bousculer la fourmilière fait peur à beaucoup sans doute.

    Monsieur Dinouard, quelle honte que vous n’ayiez pas été remplacé… Et quel dommage pour les patients… qui sont parfois sans doute un peu trop pris pour des clients…

    Posté le 14 décembre 2007 à 22:33 Lien Permanent
  6. GloOmmentaire de :
    Dinouart

    merci de cete réaction. C’est un fait que ayant pratiqué depuis 1952 : homéopathie, acupuncture et ostéopathie je suis habitué à cette attitude des médecins allopathes. J’ai faite mienne ausi cette phrase de Gregory BATESON : “science probes but does’nt prove.”
    Ceci pour cette médecine qui se dit scientifique !
    Cordialement à tous.

    Posté le 15 décembre 2007 à 15:38 Lien Permanent
  7. GloOmmentaire de :
    sitenreveuxyenrena

    j’ai pu pratiquer l’équitation quotidiennement >>>> C’est pas joli de jouer avec la nourriture.

    Posté le 16 décembre 2007 à 12:05 Lien Permanent
  8. GloOmmentaire de :
    sister gloo

    Tiens, siten se réveille!

    Posté le 16 décembre 2007 à 12:36 Lien Permanent
  9. GloOmmentaire de :
    Glooette

    Jolie citation, docteur ! Elle me plait vraiment beaucoup !

    Posté le 17 décembre 2007 à 15:38 Lien Permanent
  10. GloOmmentaire de :
    dim

    dans certains centres comme le Centre Léon Bérard à Lyon, certains médecins pratiquent l’acupuncture pour soulager les nausées pendant les traitements.

    J’ai l’impression que bcp de chose dépendent des motivations individuelles et les centres de grandes tailles comme le CLB donnent peut-être plus de latitude aux bonnes volontés

    Posté le 18 décembre 2007 à 16:14 Lien Permanent
  11. GloOmmentaire de :
    sister gloo

    Le centre où j’étais traitée est celui de NANTES, Centre Gauducheau, qui est un grand centre reconnu pour son sérieux. Il y a beaucoup d’écoute et cela est aussi important, mais on ne m’a jamais parlé de solutions autres que la médecine traditionnelle et les médicaments pour soulager les nausées et renforcer l’effet des traitements.

    Posté le 19 décembre 2007 à 9:47 Lien Permanent
  12. GloOmmentaire de :
    Captain Gloo

    Un détail amusant, que j’ai personnellement remarqué, à l’hôpital, les rares à parler “ouvertement” de médecines parallèles aux patients, ce sont… les infirmières.

    Posté le 19 décembre 2007 à 10:03 Lien Permanent

Laisser un Gloommentaire à Cancer et maux plus bénins: quelques lignes de réflexion

Votre adresse email ne sera jamais diffusée.
Les champs obligatoires sont marqués d'un *

*
*

Derniers Articles :