Labrute.fr : laissez s’exprimer la brute qui sommeille en vous

Labrute.fr, c’est con, c’est inutile, donc comme le veut la formule consacrée, c’est absolument indispensable.

Sur le site labrute.fr, vous ne faites rien ou presque, vous créez un personnage en utilisant par exemple ce lien (qui vous permet d’intégrer mon dojo et de me faire gagner plein d’expérience), vous le configurez rapidement, en gros, vous luis choisissez une apparence et le site s’occupe du reste. Vous n’avez plus qu’à combattre des adversaires, soit proposés par le jeu, soit que vous allez chercher si vous connaissez leur nom (celui d’un ami ou d’un ennemi par exemple).

Vous pouvez protéger votre personnage avec un mot de passe, c’est la seule chose qui vous sera demandé pour vous créer “un compte” et encore, ce n’est pas obligatoire pour jouer, juste pour protéger votre personnage.

Vous n’avez droit qu’à trois combats par jour, mais vous pouvez recruter autant d’élèves que vous voulez en invitant les gens à venir sur le jeu pour vous combattre, vous n’avez qu’à diffuser le lien de votre personnage (comme par exemple http://shlomo.labrute.fr, mon personnage).

Tout nouvel élève vous rapporte de l’expérience en s’inscrivant mais également dés qu’il gagne un combat ou monte de niveau.

Bon, ça ne va pas bien loi, c’est sur le même modèle que miniville, mais j’aime beaucoup les designs et les illustrations, et surtout l’inutilité totale de la chose, car j’ai oublié de préciser un point, il n’y a rien à faire pour combatre, les combts se font de manière automatique, vous avez juste à regarder.

Allez, venez vous mesurer à Shlomo et rejoinez-nous sur labrute.fr.

Hancock, film de Peter Berg, avec Will Smith

Cela fait bien longtemps que je n’ai pas vu de film avec Will Smith (j’ai raté Hitch et Je suis une légende, et d’autres encore), et je ne m’attendais à rien de particulier en allant voir Hancock, un film parlant — m’avait-on dit — d’un super-héros alcoolo.

Synopsis:

John Hancock a des pouvoirs de super héros. Il vole, les balles ricochent sur sa peau, il est super-rapide et super-fort. Forcément, les truands de sa ville, Los Angeles, ne l’aiment guère. Le problème, c’est que les autres habitants non plus. Hancock est un semi-clochard alcoolique, et chacune de ses interventions se solde par des dégâts matériels colossaux.

Il sauve un jour un homme, Ray Embrey, conseiller en relations publiques, qui essaye vainement de convaincre des multinationales de participer (financièrement) à une bonne cause. Ray Embrey lui propose de le «coacher» pour lui faire retrouver l’estime de ses concitoyens.

Mon avis (avec pas mal de spoil, mais moins pire qu’ici)

Je ne sais pas trop quoi penser de ce film. Au premier abord, c’est une bonne comédie américaine, de celle qui ne se moquent pas de ses personnages (comparez avec un Camping par exemple!) mais leur donne une vraie profondeur. John Hancock, c’est un superman déchu, plutôt touchant par moments. En même temps, on est face à une «comédie d’action», sertie de rares gags répétitifs et de scènes d’action hollywoodiennes un peu vaines. Mais le film a un certain potentiel, et on est prêt à pardonner la mise en scène efficace-et-pas-inspirée.

Sauf que ce potentiel est gâché vers le milieu du film. D’une comédie autour de deux personnages, Hancock (Will Smith, plutôt bon) et son «coach» (Jason Bateman, excellent), on passe à une histoire de science-fiction plutôt quelconque. Il y avait pourtant de nombreuses pistes intéressantes pour cette intrigue. Le pire, c’est que le personnage d’Hancock perd beaucoup en humanité dans cette deuxième partie, tandis que celui de Ray Embrey disparait presque.

Dommage, vraiment. Ça ne commençait pas comme un film génial, mais ça ressemblait à une comédie américaine plutôt correcte. Pour moi, ce film est un essai non transformé.

Libération d’Ingrid Bétancourt: quels sont les vrais sujets?

Nous nous sommes tous réjouis, la semaine dernière, de la libération d’Ingrid Bétancourt après six ans de captivité dans la jungle colombienne. Mais certains journalistes ont eu la présence d’esprit de ne pas s’arrêter là, et de creuser un peu la question. Salutations à ceux-là, quant bien même ils s’attireraient les foudrles de ceux qui voudraient en rester aux réjouissances.

Il y a en fait une multitude de sujets dans le «cas» Bétancourt. La plupart concernent ou sont liés au fonctionnement des médias. En vrac:

  1. La hiérarchie des informations: fallait-il autant parler d’Ingrid Bétancourt au cours des dernières années? De nombreuses autres personnes dans une situation similaire n’ont pas eu une telle exposition médiatique.
  2. Les médias français n’ont montré que très peu de réserves envers la famille d’Ingrid Bétancourt, pourtant source d’information peu objective!
  3. L’exposition médiatique a-t-elle réellement servi Ingrid Bétancourt? Il est permis d’en douter.
  4. La version officielle du gouvernement colombien masque une réalité plus complexe. Il s’agit ici de communication politique.

C’est ce quatrième point qui me semble le plus intéressant (quoique la question de la «béatification» médiatique d’Ingrid Bétancourt ne soit pas dépourvue d’intérêt non plus). J’y reviendrai prochainement. En attendant, je vous invite à lire l’article suivant sur Mediapart: Libération d’Ingrid Betancourt: ce que ne dit pas la version officielle (en accès libre).

«Clan Sarkozy» et «mise à sac»: quelle mouche pique Ségolène Royal?

Quelle mouche pique Ségolène Royal? Invitée hier soir du journal télévisé de France 2, elle a fait feu de tout bois pour critiquer Nicolas Sarkozy. Une attitude qui n’a rien d’inattendu pour une personnalité de l’opposition, mais qui devrait se conjuguer avec un peu de finesse si la personnalité en question souhaite conserver un peu de crédibilité.

Les critiques sur la récupération élyséenne de la libération d’Ingrid Bétancourt, déjà faites la semaine dernière depuis le Canada, ont été qualifiées de «scandaleuses» y compris au sein du PS (où on aime bien se tirer collectivement une balle dans le pied), mais étaient finalement plutôt fondées. Les critiques sur la mainmise du «clan Sarkozy» sur la France peuvent être entendues. La suppression de la publicité sur le service public, par exemple, profitera de toute évidence aux grands amis de Sarkozy, patrons et propriétaires de chaînes privées qui verront les publicitaires affluer… Dangereuse proximité entre le pouvoir exécutif et médiatique, déjà dénoncée par d’autres (on se souvient des sorties de Bayrou, alors à la tête de l’UDF, à partir de l’automne 2006).

Paranoïa et accusations gratuites?

Mais pourquoi diable mêler à ces critiques une accusation sans preuves, sur la «mise à sac» de son appartement. Cambriolée à deux reprises (en 2007 pendant la campagne présidentielle, et récemment), Ségolène Royal y voit la marque du «clan Sarkozy». Plaît-il?

Elle dit voire un rapport entre la fameuse «main-mise» du «clan Sarkozy» sur la France, et ce cambriolage qu’elle qualifie de «mise à sac». Lorsque David Pujadas lui demande de préciser son propos, elle affirme qu’il s’agit «d’une drôle de coïncidence». Manière de porter une accusation sans le dire vraiment (ce qui permet peut-être de se couvrir en cas de procès pour diffamation… ça reste à voir).

Qu’est-ce qui peut bien passer par la tête de la candidate socialiste — candidate au poste de premier secrétaire, et probablement à l’investiture socialiste pour la présidentielle de 2012 — lorsqu’elle profère cette accusation voilée? Le pense-t-elle vraiment, ou bien s’agit-il d’une manœuvre pour tenter de jeter le discrédit sur Nicolas Sarkozy?

Dans un cas comme dans l’autre, je pense que la seule personne discréditée ici est Ségolène Royal. Entacher des critiques politiques fondées ou non (cela dépendra de la sensibilité politique de chacun), mais en tout cas légitimes, par une accusation fantaisiste et finalement assez insignifiante, c’est tout de même très maladroit!

Ingrid Bétancourt enfin libérée de sa jungle colombienne

En faisant mon petit tour de surf du soir, mon agrégateur de flux Netvibes vient de me donner une bonne nouvelle… En effet, plusieurs sites de la presse française annoncent la libération de l’otage franco-colombienne Ingrid Bétancourt.

Après avoir passé près de 6 ans 1/2 dans la jungle, il semblerait donc que l’ex-candidate à la présidentielle colombienne ait de nouveau recouvré sa liberté. Espérons que son état de santé ne soit pas trop fragile et qu’elle puisse revoir les siens au plus vite. Car le témoignage d’une ex-prisonnière des Farcs libérée il y a quelques mois, Gloria Polanco, était sans appel. Selon elle, Ingrid “souffre d’une hépatite B récurrente et est proche de la fin”.

Les Farcs, en relâchant l’otage la plus emblématique aux yeux du monde, reprennent peut-être ainsi la main dans un combat que nous connaissons assez mal depuis notre vieux continent. Hugo Chavez va retrouver une tribune, tout comme le président colombien Alvaro Uribe. Un peu d’espoir pour cette région du monde en proie à une guerre depuis tant d’années ? C’est tout le mal qu’on peut lui souhaiter.

EDIT : L’Elysée a confirmé vers 22h cette libération…

Bientôt un remake français de «FBI: portés disparus»?

Quatre mille fonctionnaires au sein de la nouvelle DCRI, ou Direction centrale du renseignement intérieur, premier pas vers la fusion de la DST et des Renseignements généraux. Pour Le Télégramme, c’est la naissance d’un «FBI» à la française.

Bernard Squarini (dit «Le Squale»), patron de la DST, prend les rênes de la nouvelle organisation.

Verra-t-on bientôt un remake de la série américaine «FBI: portés disparus», mettant en scène les agents de la DCRI cherchant à compter avec précision le nombre de manifestants ralliés par le Nouveau Parti Anticapitaliste de Besancenot & co. ou les profs en grève dès la rentrée?

Ça s’appellerait: «DCRI: manifs disparues», et ça mettrait en scène Jacques Mallot et sa fine équipe. On attend la confirmation de TF1 ou France 2.

(Non mais en fait les renseignements ça ne sert pas qu’à compter les manifestants, activité hautement utile s’il en est. Plus sérieusement, on pourra découvrir le domaine d’intervention de la DST et des RG dans les articles suivants: Direction de la surveillance du territoire et Renseignements généraux.)

La pipolisation de l’année: Laure Manaudou

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais je trouve un peu triste la pipolisation effrénée de Laure Manaudou. — Laure qui?, diront certains, … c’est pas la fille dont des photos olé olé ont circulé sur la toile? Voilà, quand je vous parlais de pipolisation (lève les yeux au ciel).

Alors pour rappel, Laure est une jeune sportive de très haut niveau, un des fleurons de la natation française. Dans un monde où les journalistes font correctement leur boulot et les blogueurs ne tapinent pas, on devrait en rester là. Parler de ses performances et contre-performances, de ses espoirs pour les jeux olympiques qui approchent, et basta.

La vie privée des gens ne regardent qu’eux, et lorsqu’ils l’étalent plus ou moins volontairement on devrait leur dire «c’est bien gentil, mais on préfère parler de choses intéressantes (ou, mieux, importantes) à nos lecteurs». Mais bon, la presse est en crise, sauf Public et compagnie, et il faut bien prendre le pèze là où il est, n’est-ce pas?

Au final, les titres récents sur Laure Manaudou sont de ce type:

  • Laure Manaudou a décidé de se raconter (AFP…)
  • Laure Manaudou bientôt à la télé et au cinéma !
  • Laure Manaudou passe à la télé…
  • Laure Manaudou revient sur ses photos intimes
  • Laure Manaudou se rassure sur 400 m

Le lecteur attentif aura remarqué un titre sportif en fin de liste. Ah ben quand même! Je me suis permis de donner le lien pour cet article, et de snobber le reste.

Je vais arrêter là cette croisade donquichottesque contre la pipolisation (ou peopolisation, pour du frangliche de plus haut vol). Quoique, j’y reviendrai peut-être à l’occasion. Gageons que les occasions ne manqueront pas.

PS: et comme les Français ne savent pas écrire, il parait qu’ils confient aux moteurs de recherche la lourde tâche de sortir des résultats pour «laure manodou». Arf. Je suppose qu’il doit y avoir des requêtes du genre «lore manodou a poile». Bon ok, c’est pas bien de se moquer (mais si vous avez tapé «laure manaudou a poil» dans un moteur de recherche, quelle que soit l’orthographe utilisée, je me permets de me moquer gentiment… vous l’avez bien mérité, hein).

PPS: si vous êtes tombé sur cet article en cherchant des news people sur Laure Manaudou, ah ben c’est pas de chance, on n’en parlera pas ici. Relisez l’article pour savoir pourquoi. ;)